Concept d’Olivier Frerot https://solidaritesemergentes.wordpress.com/2019/10/03/transgression-ethique/

Face aux constats, aux défis, écologiques, socio-politiques, économiques, de notre époque nous pourrions être tentés par un laisser-aller fataliste.  Le concept de transgression éthique proposé par Olivier Frérot nous porte. Il nous dégage d’un catastrophisme pessimiste et nous invite à mettre en œuvre nos capacités créatrices.

Concrètement ?

J’ai suivi le cursus et reçu le diplôme d’état d’une université. Lorsque je me suis installée en cabinet libéral, ma formation initiale avait beau avoir été de bonne qualité, je me suis trouvée assez dépourvue face aux situations de désespoir extrême.

Ma formation avait attirée mon attention sur la nécessité de travailler l’équilibre subtil de mon axe symbolique cœur-cerveau. Le psychologue doit en effet être capable de manifester des capacités d’empathie adaptées d’une part et d’analyser des données complexes par des prismes conceptuels d’autre part.

Cependant, par expérience, j’ai constaté que parfois, dans les cas de tensions proches du point de rupture de nos patients, je suis contrainte d’aller plus loin. Il s’agit alors de laisser une place plus importante à l’engagement, à l’intuition sans basculer dans une posture qui place l’autre en dépendance.

J’ai donc changé ma pratique et suis engagée dans une dynamique de formation, d’approfondissement de mes capacités de discernement,  afin de laisser une place à ce que les traditions appellent le « cœur profond » (voir aussi https://psycho-lyonouest.fr/la-coherence-cardiaque).

Ainsi, c’est avec un certain soulagement que j’ai découvert l’arrivée d’une nouvelle vague de thérapie d’outre atlantique (l’AEDP) et le développement en France de la perspective attachementiste de John Bowlby. En d’autres termes, ces nouvelles approches me permettent de valider ce que j’ai mis en mouvement intuitivement en allant travailler l’ouverture d’un champ de l’être qui n’est pas évoqué dans les cursus universitaires de psychologie.

L’être humain est bien plus que ce que toutes les techniques thérapeutiques décrivent. Dans l’analyse holistique d’une problématique, bien des éléments de rationalité scientifique demeurent pertinents. Cependant, en France, l’excès de rationalité qui étouffe la poésie de la vie ne serait-il pas sur le point d’avoir raison de notre espérance ?

Depuis la nuit des temps – les peintures des grottes de Lascaux en sont un magnifique témoignage – l’homme a besoin d’exprimer le pan spirituel de son être.

Qu’est-ce que ce pan de l’être ?

J’ai tendance à penser la question du spirituel comme relevant d’un choix de vie, d’une façon de vivre. Choix qui prend en considération que la dynamique du vivant est interrelationnelle, interconnexion unissant les humains entre eux et avec tous les êtres vivants. Le quotidien d’une personne qui laisse sa part spirituelle s’exprimer est différent parce que dans ses choix de vie, elle prendra en compte le vivant.

Pour soutenir sa spiritualité, l’homme a besoin de la vivre dans une dynamique du vivant, c’est-à-dire en groupe. C’est pourquoi il se fédère autour de mouvements laïques ou religieux. Car, la spiritualité s’exprime en  référence ou en l’absence de référence à un être absolu, transcendantal.

L’essentiel ?

Je suis convaincue que l’essentiel réside dans le fait que les trois sphères de notre être (corps-âme-Esprit) trouvent l’équilibre dans une dynamique interrelationnelle. Et, pour ma part, je trouve dans le christianisme tous les ingrédients nécessaires pour le travailler quotidiennement ; mais laisse à chacun la liberté inscrite dans notre condition d’homme.

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