C’est l’expérience difficile d’une démarche de FIV (fécondation in vitro) qui m’a fait ressentir le besoin d’un soutien psychologique. Cette expérience n’est pas récente. J’ai 63 ans et la démarche s’est déroulée dans les années 90. Elle s’est avérée hélas sans résultat. Avec mon conjoint, nous avons renoncé au bout de trois tentatives.Trop tôt peut-être, mais ce fut un parcours éprouvant, tant physiquement que moralement.

Si c’était à refaire, nous nous attarderions davantage sur le choix de l’établissement qui nous prendrait en charge, après avis motivé du médecin traitant et du gynécologue. Le premier rendez-vous fut une catastrophe alors qu’il s’agissait pourtant d’un établissement réputé : le médecin était très froid, distant, un peu “méprisant” voire donneur de leçon, bref pas du tout à l’écoute. Déçus et déprimés, nous n’avons pas donné suite.

Pour le second établissement, également réputé, que nous avions contacté, l’accueil fut totalement différent : nous avions assisté à une réunion de bienvenue très conviviale, avec d’autres couples concernés. C’était plutôt encourageant. Cependant, au fil des traitements, nous avons malgré tout “déchanté”. Après la dernière FIV en 1992, nous avons reçu un simple courrier du corps médical pour nous informer du résultat négatif. Je n’ai pas le souvenir d’une quelconque proposition d’entretien pour faire un point, ni d’un accompagnement quel qu’il soit.

Si c’était à refaire, nous poserions plus de questions, notamment sur les éventuels conséquences des traitements qui sont très lourds. Quels effets sur la santé à court, moyen et long terme ? Et surtout nous demanderions une aide psychologique. C’est essentiel.

Depuis ces événements, j’ai suivi une thérapie avec Nathalie Baptistal-Guedj, qui m’a beaucoup apporté. Je n’hésiterai pas à consulter à nouveau si nécessaire. 


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